Le retour du Moa

Les scientifiques sont à deux doigts de parvenir à ramener une espèce éteinte, un peu à la manière du docteur John Hammond dans le roman « Jurassic Park ».

Le petit moa de brousse était un oiseau incapable de voler qui a habité certaines parties de la Nouvelle Zélande. Il s’est brusquement éteint à la fin du 13ème siècle, avec l’arrivée des guerriers Maori dans l’archipel. La chasse excessive décima la population et les Moa disparurent pour toujours.

Pour toujours ? Peut-être pas, car une équipe de chercheurs de l’Université Harvard est parvenu à reconstituer la quasi totalité du génome  de l’oiseau géant. Pour ce faire, ils ont extrait de l’ADN ancien d’un os d’orteil d’un spécimen de Moa conservé au Musée royal de l’Ontario à Toronto.

L’ADN était très détérioré, et les scientifiques ont du travailler à reconstituer 900 millions de nucléotides et à les apparier à des emplacements spécifiques sur le génome de l’émeu (un animal cousin du moa). Les chercheurs ont utilisé une nouvelle forme de séquençage d’ADN appelée séquençage à haut débit pour déterminer le génome nucléaire du petit moa.

On dénombrait neuf espèces de moa, chacune de taille variable mais toutes sont éteintes aujourd’hui. Les petits moas de brousse étaient la variation la plus petite et la plus commune de l’espèce.

La plupart d’entre elles mesuraient en moyenne 1’20 mètres et pesaient environ 30 kilos. Les experts prédisent que le travail des chercheurs de Harvard pourrait ouvrir la voie vers la re-création d’autres espèces disparues depuis longtemps.

«Le fait de pouvoir obtenir un séquençage génétique à partir d’un petit orteil est un grand pas en avant, car désormais nous pourrons réitérer la méthode pour faire renaître d’autres espèces d’oiseaux éteintes», déclare Ben Novak, chercheur principal au groupe de conservation à but non lucratif Revive and Restore.

Hugh Possingham, chercheur à l’Université de Queensland, émet cependant quelques réserves vis à vis de l’enthousiasme de Ben Novak. « la dé-extinction pourrait s’avérer utile et pourrait s’avérer une solution permettant de conserver des espèces, mais cela ne doit pas réduire nos efforts dans le cadre de la préservation d’espèces en danger…. De manière générale, nous devrions nous concentrer sur les nombreuses espèces en voie d’extinction qui ont besoin de notre aide, aujourd’hui. »

Et vous, quelle espèce voudriez vous faire revivre ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *