Le football au XVIème siècle, un divertissement perilleux.

Les jeux de balle existent depuis l’Antiquité. Les athéniens pratiquaient l’aporrhaxis et le phéninde et les spartiates pratiquaient une forme de jeu de balle au pieds appelée épiscyre.

Chez les romains, on pratiquait la pila paganica, la pila trigonalis, la follis et l’harpastum. Ce dernier jeu oppose deux équipes sur un terrain rectangulaire, dans le but d’amener une petite balle au-delà des limites du camp opposé.

Les chinois accomplissaient également des exercices avec un ballon qu’ils utilisaient pour jongler et faire des passes ; cette activité pratiquée sans but et en dehors de toute compétition servait à l’entretien physique des militaires.

Au Japon, on pratiquait vers le IIIème siècle le Kemari, jeu consistant à se passer une balle entre joueurs disposés en cercle, sans qu’elle ne touche terre.

Le football tel qu’il est pratiqué aujourd’hui prend son origine dans la soule (ou choule) médiévale. Ce jeu était pratiqué, des deux côtés de la manche dans les écoles et universités. La première mention de la soule en France remonte à l’an 1147 et son équivalent anglais en 1174. Au XVIème siècle, l’ancêtre du football était très différent de celui que l’on connait aujourd’hui :

Au lieu d’un terrain de 100 mètres, des parties de football étaient jouées à travers la campagne ouverte entre les villages ruraux.

Le but du jeu était de capturer la balle et de la ramener dans son propre village, même si, comme vous pouvez l’imaginer, l’arbitre avait des difficultés à suivre le ballon ! Tout était permis et les « règles » variant d’un village à l’autre, ce jeu conduisit régulièrement à de graves blessures, et les décès étaient fréquents sur le terrain.

Philip Stubbs raconta au sujet des blessures occasionnées dans les matches de football dans son « Anatomy of Abuses » de 1583  : «Parfois, leur cou était cassé, parfois leur dos, parfois leurs jambes, parfois leurs bras, parfois une partie était poussée hors de l’articulation, parfois du nez jaillissait du sang.

 

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